La pratique du Yoga : déroulement du cours
1. Laisser
la journée derrière soi
2. Les exercices
de respiration (Pranayama)
3. L'échauffement
4. Les postures
(Asanas)
5. La détente
finale
6. Dangers potentiels
La pratique du Yoga (déroulement du
cours) :
Le cours se déroule
selon une structure précise :
la leçon ne peut en aucun cas se réduire
à une séquence de postures ou de rythmes
respiratoires sans ordre implicite et sans progression
ou alors il s'agira de créations fantaisistes
n'ayant du Yoga que le nom.
Une séance complète présente 5
phases successives :
1.
Laisser la journée derrière soi
Au début, un temps plus au moins long est consacré
à la détente : la relaxation en position
couchée permet de passer des activités
précédentes à un état de
calme intérieur, favorisant l'apaisement du rythme
cardiaque et de la respiration.
C'est une entrée en soi, une approche de l'immobilité
et du silence, parfois difficile, mais combien nécessaire
dans le mode de vie actuel.
Dès le début du cours, la respiration
constitue le repère essentiel et permanent :
car sans elle l'exercice perdrait son intériorité.
2.
Les exercices de respiration (le Pranayama)
On consacre un moment plus ou moins prolongé
au travail exclusif sur la respiration (le Pranayama).
Cette phase offre une certaine variété
et le souffle y trouve un chemin invisible vers la profondeur
de soi-même.
Il est très facile d'observer qu'il y a un lien
très étroit entre le rythme respiratoire
et le mental.
Chaque pensée est liée à une modification
du rythme, on ne peut pas vraiment penser et maintenir
un rythme respiratoire constant. Observez votre respiration,
puis invitez la peur ou énervez-vous, vous verrez
que cela change le rythme respiratoire.
Le Yoga suggère que l'on ait toujours une partie
de son attention sur la respiration. Cela permet de
faire une action en pleine conscience, d'être
vraiment ici et maintenant, et empêche que l'on
se laisse emporter par le stress, l'anxiété,
la peur, etc
Il y a divers exercices de Pranayama à des buts
bien précis. Par exemple kapalabhati oxygène
le corps, Viloma-pranayama nous aide à apprendre
à contrôler la respiration, Anuloma-viloma
nous permet de mieux nous concentrer et moins écouter
le mental, etc
3.
L'échauffement
On distingue ensuite, selon les styles de pédagogie,
divers exercices destinés à préparer
corps et mental pour les postures (p. ex. la salutation
au soleil).
4.
Les postures (Asanas)
La quatrième phase, habituellement la plus longue,
concerne les postures : on les exécute dans un
certain ordre, qui provoque un recentrage et une harmonisation,
en même temps physique et psychologique.
Entre chaque posture on prend soin de laisser un moment
de décontraction et d'intégration, avant
d'entrer dans la suivante.
Les postures visent à la fois un développement
du corps, du mental et de la spiritualité. Le
dosage de l'effort passe par le respect et la connaissance
de son corps en apprenant à reconnaître
la limite de l'inconfortable et ne pas la dépasser.
Ne pas aller au-delà, par ambition ou par orgueil,
mais à acceptez les véritables limites
du confort dans lequel la position yogique procure le
plus de bienfaits.
Physiquement, lorsque nous sommes dans une posture de
Yoga, certaines parties du corps sont compressées,
le sang y circule temporairement moins, et lorsque la
posture est relâchée, le sang circule alors
de manière accéléré, purifiant
les parties du corps concernées.
Les Asanas permettent d'atteindre toutes les parties
du corps, y compris les organes internes.
Certaines postures, inversées, offrent un repos
au cur qui n'a plus besoin de contrer la pesanteur,
ce repos ne se trouve même pas dans le sommeil.
Les asanas agissent également sur les glandes
endocrines et ont un effet régulateur, ce qui
influence non seulement la santé du corps mais
aussi l'équilibre psychique.
Le sentiment d'être en paix se développe,
des élans d'amour et de compassion apparaissent
spontanément.
J’aimerais maintenant
partager avec vous les grands principes de la pratique
des postures :
• Commencez par créer la posture : il est
important de bien préparer les postures et d’aligner
le corps. Prendre conscience des muscles, ceux que l’on
va étirer indépendamment de ceux que l’on
va contracter.
• Par ex. : Tirer les ischions en arrière
pour mettre le sacrum droit si il s’agit d’une
posture assise. Tous les étirements en longueurs
? et flexions avant : éloignez les côtes
flottantes du ventre avant d’entrer dans la posture,
etc…
• Entrez lentement dans la posture : la manière
d’entrer dans la posture est essentielle. La conscience
dans les détails et l’attention dans l’étirement
et/ou la contraction progressive des muscles qui créent
la posture.
• Chercher le point exact où vous sentez
un bon étirement mais dans lequel le corps peut
se détendre. Vous devez sentir pouvoir vous «
abandonner dans l’effort ».
• Lorsqu’on arrive à la phase de
l’immobilisation, il faut ôter de l’esprit
toute idée de « faire » quelque chose.
La seule réelle « action » consiste
à avoir l’attitude tell que l’asana
puisse se faire. Les seuls groupes musculaires autorisés
à « agir » sont ceux indispensables
au maintien de la posture.
• Cette dissociation en
muscles « contractés » et muscles
« relâchés » est une caractéristique
des asanas. Mis à part le mouvement respiratoire,
restez totalement immobile. Vous êtes en recherche
permanente du point où vous sentez un bon étirement
mais dans lequel le corps peut se détendre. En
effet, ce point varie au cours de la posture.
• Lorsque le corps s’est abandonné
dans la posture commencez à contrôler la
respiration.
• A chaque inspiration, accentuez subtilement
votre étirement, presque imperceptiblement. Lors
de chaque expire, abandonnez-vous dans l’étirement
devenu progressivement plus intense.
• Quittez lentement la posture avec autant d’attention
qu’au moment de la créer. Prenez le temps
de sentir les muscles reprendre leur élasticité
normale.
• La phase entre les postures est très
importante car elle participe au développement
de l’attitude méditative. Restez immobile
après la posture, assis(e) ou allongé(e),
selon la posture pratiquée. Sentez l’énergie
… gardez l’attention l’instant présent
: dans l'ici et maintenant tout en prenant conscience
de la respiration. Celle-ci est en effet toujours dans
l’instant ; on n’aurait pas l’idée
de penser à ou vouloir sentir la respiration
d’hier ni à celle que l’on effectuera
dans 5 minutes.
5.
La détente finale en Savasana (posture du cadavre)
Le cadavre : la posture s’appelle ainsi car on
tente un relâchement total de chaque muscle, comme
dans la mort.
Il est important, à la fin de la pratique, de
rester allongé(e) une dizaine de minutes pour
une détente finale.
Il faut alors garder une immobilité absolue,
car esquisser le moindre mouvement recontracte certains
muscles et retarde la relaxation intégrale.
L'état de relaxation est impossible à
décrire, le corps est oublié et paraît
immatériel, on a une sensation étrange
et délicieuse de perdre peu à peu conscience
et contact avec le corps. Au bout d'un certain temps,
on a l'impression de flotter hors de son propre corps.
Avec de l'entraînement, la détente
se produit de plus en plus vite et gagne en profondeur.
Lorsque l'exercice de relaxation est
terminé, il s’agit de reprendre contact
avec le monde extérieur et pour ce faire ramener
les muscles et les nerfs à leur état de
veille habituel. A cet effet, commencez progressivement
à bouger, par exemple vous étirer et vous
frotter les yeux. Lentement, roulez vers le côté
droit et asseyez-vous, pour terminer en chantant OM.
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